9. Fiesta City

Bonjour cher journal, après t’avoir honteusement délaissé, me revoici. Il est des aventures à te conter…

Le concert du 29 août à Verviers en Belgique dans le cadre du Fiesta City Festival fut à vrai dire l’un des meilleurs concerts auquel j’aie jamais participé. J’ai pourtant bien flippé quelques heures avant de monter sur scène. Après 2 heures 30 d’embouteillage sur les autoroutes du royaume, une arrivée sur les lieux en extrême limite et un line check ultra serré, j’ai découvert le public le plus extraordinaire de la galaxie. (J’inclus le public de la constellation du sagittaire ainsi que la jeunesse de Rio.)

© Juju Music Photographic 2014

© Juju Music Photographic 2014

Une énergie et une ferveur uniques. Je voudrai au passage remercier mes fidèles complices (Thomas, Cyrille et Vincent ainsi que toute l’équipe technique) avec qui la cohésion est incroyablement forte et ce depuis des années.
On ne prend jamais assez de temps pour dire aux gens qu’on aime qu’on les aime. Nous avons passé un moment incroyable.
Et ce grâce au public verviétois dont la voix et l’engouement n’a jamais failli.

J’espère vite revenir !

Saint André

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8. « Le printemps – U veranu »

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La mélodie est à l’origine de cette chanson. Une mélodie évoquant le printemps. Les sonorités méditerranéennes se sont invitées dans les secondes qui ont suivi.
Mais à travers le printemps, c’est surtout le cycle de la vie que je souhaitais célébrer. Et plus particulièrement, raconter un peu de mon île, la Corse. Je n’avais jamais écrit au sujet de la Corse. Par pudeur sans doute.
Ici tout est allé très vite. Je tenais à raconter l’histoire d’un homme souhaitant voir le cycle de la mort (l’hiver) s’interrompre au profit du cycle de la vie (le printemps).

Une fois le décor planté, les couplets et les refrains se sont enchainés en moins de trente minutes (ce qui m’arrive très rarement !). Un peu comme si les mots, pour parler de ce que je ressentais, étaient déjà là et qu’il ne fallait plus qu’une chose : me poser pour les retranscrire.

« La terre où j’ai grandi n’a rien d un enfer, ni rien d’un paradis, la terre où j’ai grandi souffre plus qu’elle ne crie, des hommes qu’elle enterre, des hommes et leur folie.. »
C’est ainsi que commence cette chanson.
« Cusi vénerà di veranu » signifie : « Ainsi cela viendra au printemps ».

Et derrière le message d’espoir, il y a a volonté impérieuse d’en finir avec l’horreur et la lâcheté qui endeuillent tant de familles.

Cette chanson revêt un caractère particulier pour moi car cette violence assassine a emporté, il y a peu, un ami. Une personnalité généreuse, solaire, au service des autres, un homme brillant et dont la présence embellissait la vie de ceux qui le côtoyaient.
Cette chanson lui est dédiée. Pensu à tè o jean.

Je prie pour que ce printemps voie le jour, je prie pour qu’une fois pour toutes, les fleurs recouvrent le goudron et réchauffent enfin nos coeurs.

La version originale de la chanson en français ainsi que la version chantée en corse sont en téléchargement gratuit ici-même.

Un merci tout particulier à Patrizia Gattaceca pour son adaptation magnifique en corse.

Saint André

lyrics le printemps u veranu

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7. Rencontre avec Marc Bercovitz, arrangeur de cordes sur « La proposition »

Marc Bercovitz - photo nb

A 59 ans, Marc Bercovitz a déjà 54 ans de musique derrière lui. Ancien professeur d’harmonie, il a formé les autres pendant 20 ans. Désormais, il a décidé d’utiliser tout son temps à la création, entre musique de film et chanson. «  Dans la chanson, il faut que ce soit mélodieux mais ça requiert moins de pure technique. En musique de film, c’est plus complexe mais on peut tout faire. J’aime bien faire les deux. » Il a notamment travaillé pour Jean-Claude Petit ou encore Cléo, une artiste belge : « C’est comme ça qu’on s’est rencontré avec Saint André. Je travaille beaucoup avec Fred Savio et on écoutait les arrangements de cordes pour Cléo au studio quand il est arrivé. Ça lui plaisait et il m’a demandé de faire des arrangements pour lui. » Travailler avec Marc Bercovitz est apparu comme une évidence pour Saint André qui parle de lui comme un véritable génie encore trop méconnu.

Rencontre avec celui qui a permis au rêve d’orchestre symphonique de devenir réalité.

 

Que signifie être arrangeur de cordes sur une chanson ? Quand on est arrangeur de cordes, on est déjà arrangeur. Alors, on peut être arrangeur virtuel ; c’est à dire des gens qui arrangent très bien sur l’ordinateur, sans connaître le solfège. Ils ont une super oreille et ce sont de très bons musiciens. Mais si on arrange de vraies cordes jouées par de vrais musiciens, ça nécessite d’avoir étudié l’harmonie et l’orchestration, ce n’est pas du bidouillage. Il faut connaître la technique de l’instrument, savoir ce qui est possible et ou pas car l’orchestre doit pouvoir jouer la partition que l’on compose. Donc, il faut beaucoup de travail et d’expérience.
Ce qui est le rythme et le chant a tendance à se préparer avant et on vient poser sa patte par dessus : les cordes et les cuivres ou autre chose. L’arrangement de cordes, ce sont les premiers violons, les seconds violons, les altos et les violoncelles. C’est ce qu’on appelle le quatuor. Ça donne une plus grande dimension. Ce qui est intéressant, c’est de donner une évolution à la chanson, un plus à chaque refrain. Mais un bon arrangement ne relèvera jamais une mauvaise chanson, par contre un mauvais arrangement pourra planter une bonne chanson.

Saint André vous a-t-il donné quelques pistes ou avez-vous apportez vos idées ? Les deux. Quand je travaille, je demande toujours « Qu’est-ce que tu veux ? ». Comme ça, il n’y a pas de quiproquo. Saint André m’a dit l’esprit de ce qu’il souhaitait mais il y a toujours une part de création. Avec Fred Savio, avec qui je travaille beaucoup, on dit toujours « Nous sommes au service de ». C’est quand même Saint André qui décide à la fin, c’est le maître d’œuvre.

Combien de temps travaillez-vous à peu près sur un titre ? J’aime bien passer une journée complète sur un arrangement en moyenne. Selon la complexité, c’est entre une demi journée et deux jours. On pourrait toujours aller plus vite mais j’aime bien peaufiner, refaire, revoir. C’est un métier qui me plait, j’aime prendre mon temps pour essayer de bien faire. Et puis, comme disait Miles Davis : « Pourquoi écrire tant de notes alors qu’il s’agit de jouer les plus belles ? ».

Et c’est comment de travailler avec Saint André ? C’est vachement bien ! C’est un type qui ne prend pas la tête, qui est très agréable. Il est facile à vivre. Il est réglo, on le sent honnête. J’aime bien son éthique, sa musicalité, la manière dont il voit les choses. On est très proche musicalement, on est un peu du même sérail, je le sens. Il est très attiré par ce qui est très artistique. Il le prend à cœur. J’espère que je retravaillerais avec lui.

Avez-vous noté quelque chose de particulier dans sa manière de travailler ? Oui ! Je vais vous dire : Fred Savio est très compétent dans son domaine ; Saint André aussi : il sait de quoi il parle. Il joue, il lit, il sait où il va. A chaque fois que j’ai travaillé avec des gens compétents, il n’y a jamais eu de problème. Avec Saint André, ça roule tout seul. Il est clair, il sait m’expliquer ce qu’il veut.

Il paraît que vous lui avez fait son thème astral…  Ah oui ! C’est quelqu’un qui pour moi a un bel avenir. Et en plus, il est d’une grande probité, c’est quelqu’un sur qui on peut compter. C’est quelqu’un de fiable, ça c’est sûr ! Et qui va réussir !

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6. La grande belleza

« Ero destinato alla sensibilità »
« Ero destinato à diventare jep gambardella »

Délicieux moment que ces 2 heures 21 passées dans une Rome éternelle et mondaine. Notre guide est interprété par le maître Toni Servillo qui campe ici en chroniqueur de la vie culturelle romaine à la fois désabusée et superbe.
Avec lui se télescopent l’innocence d’un couvent, un héritage culturel à nul autre pareil et la décadence d’un milieu « arty » fin de règne.
Jep Gambardella ne voulait pas être mondain, il voulait être le roi des mondains !
Et cette simple phrase, à condition qu’elle soit prononcée en italien bien sûr, suffit à planter le discours. (Vous aurez compris qu’il est interdit de voir le film autrement qu’en V.O.)
Paolo Sorrentino réalisateur à qui l’on doit « This must be the place » avec Sean Penn et « Il divo » signe une oeuvre à son image. Photographie léchée et plans séquences dignes des meilleurs Brian De Palma.

Seul léger bémol : l’atmosphère est largement privilégiée à l’histoire.
Le film est une expérience, délicieuse de surcroît, que je vous invite à découvrir.
Alors si vous rêviez d’un city trip sans bouger de votre sofa Castiglioni , regardez ceci :

Saint André

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5. Merci !

Je voudrais profiter de ce blog pour vous remercier du fond du cœur pour l’accueil réservé au clip de ‘Comme un éléphant’.
Difficile de vous dire combien je suis touché par tous vos commentaires que ce soit sur Facebook ou sur Youtube …
Alors, par la pensée, je vous prends très fort dans mes bras et vous dis pour la millième fois merci merci merci ;-)

Saint André Studio

Le reste de l’album avance à grands pas. L’aventure promet d’être fun !
D’ailleurs, l’heure est venue de préparer le live !! Et oui, car rien ne remplacera jamais le live. C’est donc le temps des répétitions et des arrangements à géométrie variable …
Comme je n’arrive pas à m’empêcher d’écrire de nouvelles chansons entre-temps et que l’édition triple album est un peu passée de mode, il va donc falloir faire des choix.
Quel refrain sera sacrifié sur l’autel du protools, quels couplets écrits sur d’innocentes feuilles blanches A4 puis sauvagement transformés en ballon de basket à l’assaut d’une corbeille métallique fatiguée …

I’ll let you know ;-)

Saint André

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4. « Comme un éléphant » Lyrics

Karaoké time !

Le titre est disponible sur Itunes !!

Comme un éléphant - Lyrics

Comme un éléphant

Moi qui me croyais fort
Courageux et vaillant
Épargné par le sort
J’ai su en te voyant

Que plus rien ne serait
Jamais comme avant
Par quel étrange mystère
Par quel envoûtement

Moi qui fut naguère
Audacieux et entreprenant
J’essaie mais pourtant
Devant toi je me sens

COMME UN ÉLÉPHANT
DANS UN MAGASIN DE PORCELAINE
COMME UN ÉLÉPHANT
DANS UN MAGASIN DE PORCELAINE

un mariage un baptême
Une soirée entre amis
Sans que je ne promène
En ta compagnie

Mon air de pachyderme
Débarqué à Paris
Je donne aux quais de Seine
L’allure d’un safari

Par quel étrange mystère
En me regardant
Tu fais à mon cœur de verre
L’effet d’un officier allemand
Je me sens

COMME UN ÉLÉPHANT
DANS UN MAGASIN DE PORCELAINE
COMME UN ÉLÉPHANT
DANS UN MAGASIN DE PORCELAINE

Si j’ai repris confiance
Tu sais mon trésor
Au fond je n’ai d’assurance
Que si tu m’aimes encore
Aujourd’hui comme hier
Inlassablement

Je m’accroche à toi comme le lierre
Aux murs d’un couvent
J’essaie mais pourtant
Devant toi je me sens

COMME UN ÉLÉPHANT
DANS UN MAGASIN DE PORCELAINE
COMME UN ÉLÉPHANT
DANS UN MAGASIN DE PORCELAINE

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3. « Comme un éléphant » Le clip

Helloooooo sweet hearts,

C’est à Los Angeles que s’est tourné le clip de « Comme un éléphant », 1er single extrait de mon prochain album. Ce dernier est l’œuvre de Robert Shober alias Roboshobo réalisateur surdoué déjà auteur récemment de « Shot at the night » pour The Killers, « Stray heart » de Green Day, « This is gonna hurt » de Hoobastank,…

C’était ma première fois là Los Angeles, 1ère fois aux USA d’ailleurs et un rêve de gosse devenu réalité. Je vous encourage d’ailleurs à découvrir le Making Of de ce clip.

La rencontre avec Roboshobo m’a fortement marqué. En plus d’être brillant, il est d’une gentillesse infinie. Nous aurions pu passer des jours et des jours à parler cinéma. Sa culture du cinéma français est impressionnante.
Je ne m’attendais pas, par exemple, à parler avec lui de Francis Huster dans « L’amour braque » d’Andrzej Zuwlaski juste après avoir découvert le tunnel ou fut tourné « Blade Runner ».

La magie d’une chanson sur des images m’a toujours bouleversé.
Pas que dans les clips d’ailleurs. Difficile d’imaginer les ralentis de Brian de palma dans « Blow out » sans l’orchestration fiévreuse de Pino Donnaggio, les travellings de Scorcese sans le son des stones, Fincher sans Trent Reznor.

Pour ceux que le Making Of a intrigué, je vais vous présenter le pitch du clip en quelques mots.

L’idée était de décrire visuellement la sensation de gêne qui nous anime lorsqu’on est très amoureux et illustré par le refrain « Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine ».
S’en est suivie une déclinaison sur le mode « Mad Men » d’un employé de bureau épris de sa grande et belle collaboratrice. Malheureusement, à chaque fois que ce dernier veut lui offrir son poème, les objets « conspirent » contre lui, S’accrochant à lui et se décrochant dès qu’elle disparait. Envers et contre tout, il finira par dépasser ce coup du sort et lui offrir le poème coûte que coûte. Ce n’est qu’une fois le poème lu par la belle que les choses reviendront à la normale.
L’histoire ne dit pas s’ils finiront par convoler ensemble mais ça n’a pas l’air trop mal parti…

J’espère que vous prendrez du plaisir à voir ce clip. Au moins autant que nous en avons eu à le faire. Et je me réjouis de lire vos commentaires à ce sujet. Il sera disponible dans les premiers jours de janvier 2014.

D’ici là portez vous bien les amis !

Saint André

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2. La bonne, la très bonne et la grande (chanson)

Bonjour les amis,

Ce nouvel album, qui sera mon 3ème (après « Le grand soir » en 2007 et « Mon jour de chance » en 2010), sortira au printemps 2014.
Très probablement fin mars 2014.

J’y travaille depuis 2 ans maintenant. Pendant la tournée de « Mon jour de chance », j’écrivais et composais déjà de nouvelles chansons. Pour tout vous dire, j’étais un peu dépité de la production musicale francophone ces 3 dernières années. Je savais que quelque chose clochait sans pour autant parvenir à l’identifier. Et rien ne me faisait plus peur que de répéter ce que j’avais déjà fait.
La révélation s’est faite en écoutant quelques albums qui m’ont renversé.

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Il est d’usage pour les artistes ou leur entourage de se gausser de connaitre des disques absolument pointus d’artistes improbables dans leur phase maudite.. Je déteste ça. Désolé, c’est la vérité.

J’ai beaucoup écouté de musique, beaucoup.
Et j’ai été impressionné par la production musicale pop que des artistes comme Will.I.am, M83, Coldplay (dernier album) et Maroon 5 (dernier album) ont dévoilé dernièrement. Une pop cross over aux frontières de la pop (mélodiquement), du RnB (dans le son), de l’électro (dans les synthés et programmations) et qui amène un vent de fraicheur au son classique.

Le plus important, c’est une bonne chanson. On est tous d’accord. Et ça a toujours été ma ligne directrice.
Un bon couplet, un bon refrain. Mais si à cela vous ajoutez une production qui vous transporte… alors c’est une très bonne chanson.
Et puis, lorsque l’interprétation est au rendez vous, appuyé par la qualité d’un texte et la résonance public/univers artistique… et ben c’est une très grande chanson.

« Every teardrop is a water fall » de Coldplay est une très grande chanson.
Elle m’a bouleversé, m’a donné une pêche de malade, un sourire à toutes épreuves, une joie et une force que je n’avais pas ressenti depuis bien longtemps.
« Payphone » de Maroon 5 est du même calibre à mes yeux.

J’ai découvert à Paris un « producer » artistique brillant dénommé Fred Savio. Je n’ai aucun doute qu’il travaillera prochainement dans la cour de ces très grands. Ce fut une rencontre extrêmement enrichissante qui a donné naissance à la production de ce 3ème album qu’il me tarde à présent de vous faire découvrir.

« Comme un éléphant » en est le 1er single et résume assez bien l’univers dont je vous parle. J’espère qu’il vous plaira.

Je pense à vous et vous bise bien fort ;-)

Saint André

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1. Bienvenue !

BIENVENUE les amis, sur mon blog.

Comme vous avez dû vous en apercevoir, de nouvelles choses font leur apparition au fur et à mesure que l’aventure avance.

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C’est promis, je donnerai des nouvelles très régulièrement. On pourra désormais se retrouver tous les jours sur Twitter, Instagram, Facebook, Pinterest et une fois par semaine ici-même.

Il m’arrivera de m’exprimer directement, comme c’est le cas aujourd’hui, et parfois les événements seront relatés par des témoins privilégiés. En tous les cas, on aura bien des choses à se dire.

Enfin pour tout ce que je ne dis pas, comme d’habitude, … ce sont les chansons qui en parleront le mieux ;-) Elles me trahissent  plus que je ne veux bien l’admettre ;-)

Je pense à vous les amis et vous bise très fort !

Saint André

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